VIDEO. Nucléaire : des militants de Greenpeace déclenchent un feu d'artifice à l'intérieur de la centrale de Cattenom

Nouvelle opération coup de poing de l'association écologiste Greenpeace jeudi 12 octobre : plusieurs militants ont pénétré l'enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, avant d'y allumer un feu d'artifice. 

Les militants de Greenpeace ont allumé un feu d\'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle.
Les militants de Greenpeace ont allumé un feu d'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. (GREENPEACE / TWITTER)
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Plusieurs militants de l'association Greenpeace France se sont introduits jeudi 12 octobre vers 5h30 du matin à l'intérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. 

Les militants ont allumé un feu d'artifice à proximité de la piscine d'entreposage du combustible usé, pour "dénoncer la fragilité et l'accessibilité de ces bâtiments pourtant chargés de radioactivité"

GREENPEACE FRANCE

Des installations "mal protégées face aux risques d'attaques"

"Le feu d'artifice a duré pendant 2 minutes et 30 secondes", a précisé sur franceinfo Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace. Les gendarmes sont intervenus et ont arrêté les militants.

"L'objectif est de marquer les esprits, montrer que c'est extrêmement fragile, accessible" Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace à franceinfo.
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Cette action coup de poing fait suite à la publication mardi 10 octobre d'un rapport de Greenpeace France sur la sécurité nucléaire. Il pointe du doigt "l'extrême fragilité des piscines de combustible qui sont mal protégées face aux risques d'attaques extérieures", notamment en cas d'attaque terroriste. "On a décidé de franchir la bande blanche pour dénoncer" cette situation et pour "que les choses changent", a précisé Yannick Rousselet.

Interpellés et placés en garde à vue

Deux heures après l'opération, EDF a annoncé dans un message sur le réseau social Twitter qu'il n'y avait pas "d'impact sur la sûreté des installations."  Le fournisseur d'électricité a précisé que les militants n'avaient "pas eu accès à la zone nucléaire". 

Interrogé par France Bleu Lorraine Nord, le directeur de cabinet du préfet de la Moselle, Georges Bos, a complété : "Ces huit militants ont été interpellés et placés en garde à vue". Selon lui, il n'y a eu "absolument aucun problème de sécurité", "les processus et les consignes ont été parfaitement respectés au niveau de la centrale et les alarmes ont fonctionné"

Premier grillage franchi à l'aide d'échelles

Selon le directeur de cabinet du préfet de la Moselle, les militants "se sont introduits dans le périmètre extérieur, le premier grillage, qu'ils ont franchi à l'aide d'échelles. Une action qui a automatiquement déclenché une alarme et qui a permis au peloton spécialisé de la gendarmerie nationale de les interpeller en moins de huit minutes".

Georges Bos a indiqué qu'à aucun moment la production de la centrale nucléaire n'a été arrêtée. "Elle fonctionne normalement", assure le directeur de cabinet du préfet.

EDF va porter plainte

Ce n'est pas la première fois que des militants de Greenpeace entrent illégalement dans une centrale pour dénoncer la sécurité, ce qu'a dénoncé sur franceinfo Olivier Lamarre, directeur adjoint du parc nucléaire d'EDF. "Ça va vraiment trop loin ! Nous avons affaire à des gens irresponsables. EDF condamne des actions violentes et illégales et va déposer plainte", a-t-il indiqué.

"EDF condamne avec vigueur ces actions violentes et illégales" Olivier Lamarre, directeur adjoint du parc nucléaire d'EDF à franceinfo.
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