Bure : l'Andra dépose deux plaintes contre les opposants au stockage de déchets radioactifs

L'Agence nationale de gestion des déchets nucléaires reproche aux adversaires du projet la destruction des pans du mur de protection du chantier.

Des opposants au projet de stockage des déchets radioactifs de Bure (Meuse) détruisent un mur de protection du chantier, le 14 août 2016.
Des opposants au projet de stockage des déchets radioactifs de Bure (Meuse) détruisent un mur de protection du chantier, le 14 août 2016. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le face-à-face se poursuit sur le terrain judiciaire. L'Agence nationale de gestion des déchets nucléaires (Andra) a porté plainte, mercredi 17 août, contre les militants opposés à Cigéo, le projet d'enfouissement des déchets radioactifs de Bure (Meuse), qui ont détruit dimanche des pans du mur de protection du chantier. Deux plaintes ont été déposées, l'une pour dégradation de bien, l'autre pour occupation illégale.

Plusieurs centaines de manifestants avaient convergé dimanche vers la forêt de Mandres-en-Barrois, où le projet prévoit d'installer les cheminées d'aération des kilomètres de galeries souterraines dans lesquelles seront stockés les déchets nucléaires les plus radioactifs.

"Notre matériel a été saboté"

Ils ont "détruit à 90% le mur de protection en panneaux de béton amovibles que nous étions en train de construire", affirme un porte-parole de l'Andra, propriétaire du bois. L'installation est destinée à protéger les sondages géotechniques que l'Agence entend réaliser : "Au départ, nous n'avions pas prévu de construire une clôture, mais notre matériel a été saboté."

Depuis vingt ans, Cigéo cristallise la lutte entre partisans et détracteurs du projet. Le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a donné raison aux opposants, le 1er août, en déclarant illégal le défrichage du bois, à moins d'obtenir une autorisation. Il a en revanche estimé que le mur de protection n'était, lui, pas illégal.