La centrale de Fessenheim fermera bien en 2016, assure Emmanuelle Cosse

La ministre du Logement a maintenu ce délai, alors que François Hollande l'avait lui-même repoussé en septembre dernier.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 13 octobre 2015.
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 13 octobre 2015. (JEAN ISENMANN / ONLY FRANCE / AFP)

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La centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne controversée du parc nucléaire français, sera bien fermée en 2016. C'est ce qu'a affirmé, dimanche 6 mars, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, lors d'un entretien au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. Et ce alors que François Hollande avait lui-même repoussé, en septembre, ce délai.

Le chef de l'Etat avait déclaré que Fessenheim, en service depuis 1977, ne fermerait pas en 2016 comme prévu – et contrairement à l'une de ses promesses électorales de 2012 –, en raison du retard pris par le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche). 

"Il ne suffit pas de tourner un bouton"

"Le calendrier [de la fermeture de Fessenheim], c'est celui que m'a répété à plusieurs reprises le président de la République, c'est 2016", a déclaré la ministre. "Le président de la République s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date", a insisté Emmanuelle Cosse. "Le processus est assez simple pour arrêter un réacteur", a ajouté l'ancienne chef de file d'Europe Écologie-Les Verts (EELV).

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Ecologie n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat les propos d'Emmanuelle Cosse. La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a demandé en octobre à EDF d'entamer la procédure de fermeture de Fessenheim d'ici à "la fin juin 2016", en vue d'une fermeture effective en 2018. "Pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne suffit pas de tourner un bouton", avait expliqué Ségolène Royal auparavant.