Nucléaire : un démantèlement à haut risque

L'autorité de sûreté nucléaire a tranché : EDF devra changer le couvercle de la cuve d'ici fin 2024. Un chantier complexe en perspective, à l'image du démantèlement du Superphénix de l'ex-centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère).

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Le surégénérateur, une technologie d'avant-garde, devait être le fleuron de l'industrie nucléaire française. Mais désormais, le Superphénix de l'ex-centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère) est en train d'être démantelé. Un chantier d'une ampleur unique au monde. Le site, à l'arrêt depuis 20 ans, est en effet sous très haute surveillance.

30 ans de travaux, 500 000 tonnes de déchets

Retour en arrière. Dans les années 1970, la France parie sur le nucléaire et sur une nouvelle technologie : le surgénérateur, capable de produire plus de combustible qu'il n'en utilise. Le projet provoque une vive opposition parmi la population. En 1985, Superphénix est finalement mis en service. Mais des incidents en série vont mettre à mal le surgénérateur. Onze ans plus tard, Lionel Jospin abandonne donc cette technologie. Depuis 20 ans, des ouvriers s’attellent à démonter le Superphénix pièce par pièce. Sa déconstruction représente 500 000 tonnes de déchets, dont 100 000 sont radioactifs.

Des robots ont été spécialement conçus pour le découpage des composants radioactifs. Les déchets faiblement radioactifs sont confinés dans du béton puis dans des conteneurs qui seront stockés en surface pendant des centaines d'années. Mais d'autres composants plus radioactifs et potentiellement dangereux sont transférés dans une piscine d'entreposage par 17 mètres de fond. La fin du chantier est prévue en 2030, après 30 ans de travaux. 

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La centrale nucléaire de Creys-Laville a été survolée par un drone, le 3 novembre 2014. (MICHEL GUNTHER / BIOSPHOTO / GETTY IMAGES)