Moins nombreuses, banlieusardes, entassées… voici à quoi ressemblent les familles françaises

L'Insee publie une étude sur la situation des familles françaises en 2012. 

En France en 2012, l'Insee recensait 8 millions de familles avec au moins un enfant mineur, selon une étude publiée le 19 janvier 2016.
En France en 2012, l'Insee recensait 8 millions de familles avec au moins un enfant mineur, selon une étude publiée le 19 janvier 2016. (CAIAIMAGE / ROBERT DALY / GETTY)

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Elles étaient 8 millions en 2012. Les familles françaises ayant au moins un enfant mineur font l'objet d'une étude publiée par l'Insee, mardi 19 janvier. Où vivent-elles et dans quelles conditions ? Voici quatre faits pour mieux comprendre la situation des familles dans l'Hexagone.

Elles privilégient les grandes aires urbaines

Les familles préfèrent les grandes aires urbaines, à savoir des pôles comptant plus de 10 000 emplois, selon la définition de l'Insee. En effet, 6,7 millions de familles, soit 84% d'entre elles, vivent aux alentours de Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes ou Rennes. 

Au sein de ces grandes aires urbaines, les familles s'éloignent tout de même des centres-villes. On trouve ainsi 34 familles pour 100 ménages dans les banlieues, tandis qu'il n'y en a que 22 dans les grandes villes. La raison de cet exode : la "part importante de logements de grande taille à des prix accessibles, tout en restant à proximité des emplois", note l'Insee. 

Les familles parisiennes et niçoises mal logées

Les familles logeant dans les villes-centres de Paris et Nice sont 37% à vivre dans des logements surpeuplés, alors que la moyenne nationale est d'une famille sur dix.

Les grands logements y sont moins nombreux et leur prix bien plus élevé. Difficile donc pour beaucoup de familles de trouver un appartement ou une maison correspondant à un peuplement normal : c'est-à-dire un séjour, une pièce pour le ou les parents, et une pièce pour deux enfants s'ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans (sinon, une pièce par enfant). 

Vient ensuite l'aire urbaine de Marseille, où 26% des familles sont concernées par le surpeuplement. 

Dans l'Ouest, moins de familles pauvres

Logements plus grands, parents qui travaillent et touchent des salaires plus importants : les familles de Bretagne et des Pays de la Loire sont mieux loties que la moyenne nationale. Par exemple, moins de 4% des familles y vivent dans des logements surpeuplés.

Le portefeuille des parents est également plus rempli. Dans huit familles sur dix, au moins un parent a un emploi (contre 7 sur dix en France), et seulement deux familles allocataires de la CAF sur dix vivent sous le seuil de bas revenus, contre trois dans toute la France. Le taux de familles monoparentales n'y est que de 17%, contre 22% en moyenne en France. 

Plus de familles nombreuses dans la moitié nord

Le nombre de familles d'au moins trois enfants a diminué entre 1990 et 2012, passant de 26% à 21%. L'Insee souligne aussi un vrai contraste entre le Nord et le Sud. Parmi les territoires qui atteignent les 22% de familles nombreuses, on trouve les Pays de la Loire, les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de l'Aisne, des Ardennes, les alentours de Paris ou Lyon, la Guyane et La Réunion. "Cela correspond à des espaces dans lesquels la fécondité est historiquement forte", explique l'Insee.