Les débordements survenus lors de la Manif pour tous du dimanche 24 mars suscitent de nombreuses réactions à droite. Entre 100 et 200 manifestants ont tenté d'accéder aux Champs-Elysées, où il était interdit de défiler. Selon la préfecture de police, l'agressivité de certains protestataires a obligé les gendarmes mobiles à faire usage de gaz lacrymogène.

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a dénoncé dimanche soir "ceux qui  poussaient, ceux qui entraînaient, ceux qui recherchaient l'incident, ceux qui souhaitaient la provocation". Il  a alors salué "la maîtrise, le sang-froid des forces de l'ordre pour empêcher des incidents graves". Toutefois, le ministre n'a pas mis tous les manifestants dans la même catégorie, et a estimé qu'il y avait "des manifestants de bonne foi".

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, à Guéret (Creuse), le 22 mars 2013.
Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, à Guéret (Creuse), le 22 mars 2013. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)