La mèche allumée par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, continue de brûler, dimanche 6 janvier. Après avoir recadré l'enseignement catholique sur une éventuelle introduction dans les écoles privées du débat sur le mariage homosexuel, l'ex-ministre Christine Boutin met en cause la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a parlé de lutte contre l'homophobie dans un établissement public, le 15 octobre 2012.

"Ça veut dire que finalement pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent", avait déclaré la porte-parole du gouvernement face aux élèves. "Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée", avait-elle ajouté.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), dénonce "le deux poids, deux mesures" du gouvernement. "Il y a une différence de traitement entre le privé et le public (...), c'est inacceptable. Le gouvernement prend un risque et le président de la République aussi", a-t-elle estimé auprès de France 2. Au micro de France info, elle s'est également dite "scandalisée""Comme si dans l'enseignement privé on n'avait pas un souci de pédagogie et du respect des enfants", a-t-elle lancé, se demandant si Vincent Peillon ne souhaitait pas "ranimer la guerre scolaire".

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, à Paris, le 4 janvier 2013.
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, à Paris, le 4 janvier 2013. (BERTRAND GUAY / AFP)