VIDEO. Des policiers en colère organisent leur première manifestation légale

Les contestataires, qui agissent hors de tout cadre syndical ou politique, se sont regroupés au sein de l'association Mobilisation des policiers en colère. 

Manifestation de policiers aux Invalides, à Paris, le 13 décembre 2016. 
Manifestation de policiers aux Invalides, à Paris, le 13 décembre 2016.  (FRANCE TELEVISIONS)
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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

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Près de deux mois après l'attaque de policiers à Viry-Châtillon (Essonne), qui avait lancé un vaste mouvement de grogne dans la police, quelques centaines de fonctionnaires ont de nouveau manifesté mardi 13 décembre au soir à Paris. Ils se sont rassemblés sur l'esplanade des Invalides derrière une banderole proclamant : "Policiers en danger, soutien aux forces de l'ordre, citoyens avec nous."

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Les contestataires, qui agissent hors de tout cadre syndical ou politique, se sont regroupés au sein de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) et ont pu déclarer pour la première fois légalement leur rassemblement.

Une enveloppe de 250 millions d'euros

Ils entendent signifier au nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, que la base est toujours mobilisée en dépit des mesures annoncées par son prédécesseur, Bernard Cazeneuve, devenu Premier ministre.

Pour tenter d'enrayer la grogne, Bernard Cazeneuve avait débloqué en novembre une enveloppe de 250 millions d'euros et annoncé un assouplissement des conditions de la légitime défense, une nouvelle loi devant être présentée le 21 décembre en Conseil des ministres.

Lever le pied sur les verbalisations

Mais la présidente de MPC a indiqué sur la page Facebook de l'association que les revendications étaient beaucoup plus larges et portaient sur les moyens humains et matériels, une meilleure réponse pénale et la reconnaissance du métier de policier.

Outre les manifestations qui se multiplient dans tout le pays, les policiers ont mis en place une stratégie : lever le pied sur les verbalisations. D'après des documents du ministère de l'Intérieur consultés par BFM Business, le total des contraventions dressées au mois de novembre 2016 est en baisse de 32% à 54%, selon les délits, par rapport à la même période l'année précédente.