Nouveaux rassemblements de policiers en colère à Melun et à Grenoble

Environ 300 agents se sont rassemblés à Melun (Seine-et-Marne) et Grenoble (Isère).

Un \"policier en colère\", le 26 octobre 2016 devant l\'Assemblée Nationale.
Un "policier en colère", le 26 octobre 2016 devant l'Assemblée Nationale. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Même si leur mouvement de colère a refflué ces derniers jours, plusieurs manifestations de policiers ont eu lieu lundi 7 novembre, à Melun (Seine-et-Marne) et à Grenoble (Isère). Le rassemblement de Melun avait lieu lundi soir devant le siège de la direction départementale de la sécurité publique, "en tenue civile et sans véhicule sérigraphié", a précisé une source policière à l'AFP.

Un policier faisant partie du mouvement a comptabilisé "280 fonctionnaires", dont certains tenaient des panneaux exprimant leur soutien à leurs collègues de Saint-Pierre-lès-Nemours, après qu'une policière a été violemment percutée par une voiture volée dans cette commune de Seine-et Marne la semaine dernière.

Un mouvement né le 17 octobre

Les deux occupants du véhicule ont depuis été mis en examen et écroués. A Grenoble, 100 personnes se sont rassemblées dans le calme lundi midi devant la préfecture de l'Isère, selon une source policière. Le mouvement de grogne des policiers est né après une violente attaque aux cocktails Molotov de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne). Deux d'entre eux ont été grièvement brûlés.

Ce mouvement a fait tache d'huile avec des manifestations dans plusieurs villes de France depuis le 17 octobre avant de connaître un reflux avec encore des rassemblements ponctuels. Le 26 octobre, le ministre de l'Intérieur a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros et des mesures concernant notamment la légitime défense.