Laurent Hénart, maire de Nancy : "Armer des policiers n’est pas une mesure à la légère"

Le débat sur l’armement de la police municipale est relancé après la parution d’une circulaire qui propose 4.000 armes aux villes qui feraient ce choix. A Nancy, le maire UDI a décidé de ne pas armer ses policiers, il explique pourquoi.

(Suite attentats Charlie Hebdo et de l’hyper cacher de nombreux policiers municipaux réclament d'être armés © MaxPPP)
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Les attentats de janvier en France et la mort d’une policière tuée à Montrouge ont provoqué une onde de choc pour les policiers municipaux. Certaines villes, comme Metz, ont décidé d’armer leurs policiers municipaux. Une circulaire du ministre de l’Intérieur, datant de fin mai, propose aux municipalités qui le souhaitent 4.000 armes pour une durée de cinq ans. L’objectif est de protéger les policiers municipaux.

Mais toutes ne sont pas intéressées. C’est le cas notamment de Nancy. "Armer des policiers ce n’est pas une mesure à la légère. Il faut le faire policier par policier, il y a des questions d’aptitudes à vérifier et cela correspond à des missions que l’on donne à sa police ", explique Laurent Hénart, le maire UDI de Nancy.

 

Les policiers municipaux de Nancy sont équipés de gilets pare-balles, de flash-balls, et la municipalité a développé des patrouilles de nuit et la vidéosurveillance. La mairie espère que ses policiers n’auront pas besoin d’arbitrer des conflits avec possibilité de donner la mort et a donc décidé de ne pas les armer. "C’est un choix que le maire doit faire en conscience, mais je ne dis pas que c’est le choix qui doit se faire dans toutes les villes. Nous avons la police municipale tournée vers la tranquillité publique et la police nationale qui reste sur l’ordre public et la sécurité. "

"Armer les policier est un choix que le maire doit faire en conscience", explique Laurent Hénart, maire UDI de Nancy
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