Disculpés, mais pas tout à fait libres. La Cour de révision, seule habilitée à réviser les condamnations pénales, a été saisie lundi 2 juillet, du cas d'Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabr, condamnés à vingt ans de prison pour un meurtre, en 1997 dans l'Hérault, qu'ils ont toujours nié.

Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, 47 et 46 ans, en liberté conditionnelle depuis 2009 pour l'un, 2011 pour le second, ont été condamnés à vingt ans de réclusion pour le meurtre en 1997 à Lunel (Hérault) d'Abdelaziz Jhilal, 22 ans, petit dealer de cannabis, lardé de 108 coups de couteau. L'affaire a rebondi en 2011 avec l'arrestation et la mise en examen pour assassinat d'un manutentionnaire de 30 ans et d'un directeur de centre de loisirs de 33 ans, qui ont disculpé les deux condamnés.

France 3 a rencontré les accusés et leurs avocats.

Abderrahim el-Jabri montre un article de presse concernant son procès, le 26 juin 2012 à son domicile d'Ostricourt, dans le Nord. Quelque 900 kilomètres les séparent aujourd'hui mais les destins d'Abdelkader Azzimami et Abderrahim El-Jabri restent liés par l'espoir de voir annuler leur condamnation à 20 ans de prison pour un meurtre qu'ils ont toujours nié.
Abderrahim el-Jabri montre un article de presse concernant son procès, le 26 juin 2012 à son domicile d'Ostricourt, dans le Nord. Quelque 900 kilomètres les séparent aujourd'hui mais les destins d'Abdelkader Azzimami et Abderrahim El-Jabri restent liés par l'espoir de voir annuler leur condamnation à 20 ans de prison pour un meurtre qu'ils ont toujours nié. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)