Les parents d'Agnès éprouvent du "soulagement", au lendemain de la condamnation de Matthieu, 19 ans, à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et l'assassinat de leur fille âgée de 13 ans, en 2011. Cette épreuve passée, ils ont témoigné, samedi 29 juin, devant la caméra de France 2.

"J'attendais ce procès pour vraiment avoir une explication et savoir dans quelles conditions notre fille avait trouvé la mort", explique Paola Marin, la mère d'Agnès. "Ça a été beaucoup plus dur que prévu. Mais c'était nécessaire", confie-t-elle. "On a eu l'explication", confirme le père d'Agnès, Frédéric Marin. "On a pu enfin démasquer tous les responsables collatéraux, tous ceux qui 'ont pas fait leur boulot et qui ont mis en danger notre fille."

"On va porter plainte contre l'Etat"

 

"Il n'y a pas un acteur de ces trois ans de procédure qui ait dit : 'on est désolé'. Tout le monde à la barre a dit : 'j'ai fait ce que j'avais à faire'", dénonce le père d'Agnès. Le couple assure qu'il "va porter plainte contre l'Etat".

Paola Marin redoute l'appel annoncé par les avocats de Matthieu. "Revivre ça, refaire encore tout le parcours pour nous, c'est vraiment une épreuve très très difficile", souligne-t-elle. Frédéric Marin promet lui de se battre. "Je ne lâcherai rien", assure-t-il. "Je serai aussi dur que le granit du tombeau de ma fille."  Cette mort les a eux aussi condamnés, explique Paola Marin, la mère d'Agnès. "Notre fille n'est plus là et ça c'est notre condamnation à perpétuité."

Frédéric et Paola Marin, les parents d'Agnès, arrive au trinal du Puy-en-Velay (Haute-Loire)pour le procès du violeur et meurtrier présumé de leur fille, le 28 juin 2013.
Frédéric et Paola Marin, les parents d'Agnès, arrive au trinal du Puy-en-Velay (Haute-Loire)pour le procès du violeur et meurtrier présumé de leur fille, le 28 juin 2013. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)