VIDEO. A Versailles, des femmes détenues fabriquent des jouets en 3D pour leurs enfants

L'atelier 3D de la maison d'arrêt de Versailles (Yvelines) devrait également permettre aux détenues d'avoir une vraie formation, afin de préparer leur sortie définitive.

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L. NAHON, F. BLEVIS et P. GRANDOUILLER - FRANCE 3

Mis à jour le , publié le

L'initiative est inédite dans l'univers carcéral en France. Dans la maison d'arrêt de Versailles (Yvelines), deux imprimantes 3D sont installées. Elles sont destinées aux femmes détenues, pour qu'elles puissent fabriquer des jouets pour leurs enfants. L'idée est de bien préparer la sortie de ces prisonnières et de lutter contre la récidive.

Linda pense beaucoup à ses filles : "C'est une bonne opportunité que l'on a de fabriquer quelque chose de nos propres mains pour nos enfants", dit-elle. La détenue fabrique des cœurs à ses deux filles.

"Le lien à l'enfant est très important"

"Ça contribue au lien à l'enfant" dit Franck Rivière, directeur de la maison d'arrêt, qui ajoute : "Dans une détention-femme, le lien à l'enfant est très important, il est de tous les instants." C'est Pierre Botton qui en a eu l'idée. L'ex-homme d'affaires, qui a passé plusieurs mois en prison, a créé en 2009 l’association Ensemble contre la récidive, afin de faire évoluer l’administration pénitentiaire.

Estelle, également, trouve que la formule est excellente, elle qui subit une séparation très difficile avec sa famille, sa fille : "Le fait de lui offrir ce cadeau, ça crée un lien" dit-elle. L'atelier 3D devrait également permettre aux détenues d'avoir une vraie formation afin de préparer leur sortie définitive. Elles sont ainsi formées à la modélisation.

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Capture d'écran montrant deux détenues de la maison d'arrêt de Versailles (Yvelines) devant leur ordinateurs, en janvier 2016.
Capture d'écran montrant deux détenues de la maison d'arrêt de Versailles (Yvelines) devant leur ordinateurs, en janvier 2016. (FRANCE 3)