Tapie suite aux révélations du Monde : "Pas les policiers qui font la justice"

Selon le journal Le Monde, l'homme d'affaires n'aurait pas été floué par le Crédit Lyonnais, lors de la fameuse vente d'Adidas en 1993. Il n'aurait donc jamais dû bénéficier de ce fameux arbitrage litigieux.

(Bernard Tapie agacé par les dernières révélations du Monde © REUTERS | Jean-Paul Pelissier)
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Dans le rapport de synthèse cité par Le Monde  les enquêteurs mettent en cause le bien-fondé de la procédure d'arbitrage qui a permis à Bernard Tapie de récupérer 405 millions d'euros de dédommagements en juillet 2008 :  "Les faits ayant pu être  établis par les investigations ne permettent pas de donner crédit à la thèse de M. Tapie et aux conclusions des arbitres".

"Vous ne pensez pas qu'à un moment, il faut arrêter ce cirque ?" (Bernard Tapie)

Des révélations immédiatement contestées sur France Info par Bernard Tapie, ce jeudi matin : "Ah ils ont dit ça les policiers ? J'ai pas de réactions, les réactions, c'est les avocats qui les auront devant les juges. C'est pas les policiers qui font la justice. Le procès il se fera sur des éléments de droit. Pas sur l'intox des policiers avec la complicité des journalistes."

"Le procès se fera sur des éléments de droit, pas sur l'intox des policiers avec la complicité des journalistes" (Bernard Tapie)
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Les journalistes confirment

Les deux journalistes du Monde auteurs de l'enquête, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, confirment leurs révélations. Ce dernier a réagi lui aussi sur France Info, et l'affirme : "Il semblerait d'après les conclusions que Bernard Tapie n'ait pas été lésé par le Crédit Lyonnais ". Les deux enquêteurs ont eu accès au rapport de la brigade financière qui résume les deux ans d'enquête.

Gérard Davet va plus loin, se fondant toujours sur le rapport de la brigade financière, dont les hommes ont épluché des conversations téléphoniques et des mails notamment : "Il ne pouvait qu'être au courant (de la revente d'Adidas) et par ailleurs, il a fait produire des éléments falsifiés lors des différents jugements qui lui ont rendu raison au fil des années ".

Gérard Davet : "Pour qu'il y ait un arbitrage aussi favorable, il y a eu un arrangement"
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