L'affaire des soupçons de surveillance illégale chez Ikea France fait tomber des têtes. Le géant suédois de l'ameublement a annoncé, vendredi 18 mai, que quatre dirigeants allaient quitter le groupe. 

"Un ancien directeur général de Ikea France, une ancienne directrice des ressources humaines, un ancien directeur financier et l'actuel directeur gestion du risque de Ikea France" sont concernés, indique un communiqué. Certains d'entre eux avaient déjà été écartés et mis en disponibilité. Pour les écarter, Ikea a invoqué "des pratiques contraires aux valeurs et standards éthiques (qui) ont été malheureusement constatées au sein de Ikea France". La filiale française assure qu'elle "continue à apporter son entier concours à la justice" et qu'elle "a mis en place un plan d'action solide" pour empêcher que de telles actions se reproduisent.

L'affaire avait éclaté en février, quand le Canard enchaîné avait accusé Ikea France d'avoir demandé à des enquêteurs privés des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers, ou les comptes en banque de salariés et de clients. Le groupe a alors lancé une enquête interne, tandis que le Parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire en avril, pour infraction à la législation sur les fichiers informatiques et violation du secret professionnel.