Scandale de l'hormone de croissance : les deux dernières personnes poursuivies relaxées au civil

La cour d'appel de Paris a simplement reconnu des "fautes" de la part des deux scientifiques.

Le professeur Fernand Dray, ancien directeur du laboratoire Uria, lors d'une audience à Paris, le 14 janvier 2009. 
Le professeur Fernand Dray, ancien directeur du laboratoire Uria, lors d'une audience à Paris, le 14 janvier 2009.  (OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP)
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Ultime désillusion en justice pour les familles de victimes du scandale de l'hormone de croissance. La cour d'appel de Paris a relaxé deux scientifiques, lundi 25 janvier. Ils étaient les dernières personnes poursuivies dans cette affaire, dans laquelle aucune condamnation n'a jamais été prononcée. Vingt et une parties civiles réclamaient dix millions d'euros de dédommagement.

Près de 1 700 enfants en insuffisance hormonale ont été traités, entre 1983 et 1985, à partir de lots d'hormones contaminés, car prélevés sur des cadavres dont certains étaient infectés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Cent vingt en sont morts.

Des fautes "d'imprudence et de négligence"

Le professeur Fernand Dray, 93 ans, dirigeait le laboratoire Uria, rattaché à l'Institut Pasteur et chargé d'élaborer la poudre d'hypophyse (glande contenant l'hormone de croissance). L'ancienne pédiatre Élisabeth Mugnier, 66 ans, assurait quant à elle la collecte des hypophyses pour le compte de l'association France Hypophyse.

Ils ont commis des fautes "d'imprudence et de négligence", a estimé la cour d'appel. Cependant, elle a précisé que ces fautes avaient été commises dans le cadre de leur mission professionnelle, c'est-à-dire sans que leur responsabilité civile soit engagée, et sans que les familles de victimes puissent donc prétendre à une réparation financière.