Recul du littoral : "Des compensations financières pour aider les communes à développer leurs stratégies"

À cause de l'érosion, la France a perdu 2 600 hectares en 50 ans. Pascale Got, députée PS de Gironde à l'origine d'une loi sur l'adaptation du littoral face à l'érosion, était jeudi sur franceinfo. 

Érosion de la dune de La Palmyre, en Charente-Maritimes (Photo d\'illustration).
Érosion de la dune de La Palmyre, en Charente-Maritimes (Photo d'illustration). (HONORÉ SAMUEL / MAXPPP)
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En cinquante ans, le territoire français a rétréci de 2 600 hectares, l’équivalent de 3 600 terrains de football. Un problème majeur, explique jeudi 12 janvier sur franceinfo Pascale Got, députée PS de la 5e circonscription de Gironde, à l’origine d’une loi sur l’adaptation du littoral face à l’érosion.

"Vous avez d’un côté les données environnementales qui s’aggravent avec le réchauffement climatique, l’augmentation du niveau de la mer ainsi que l’érosion accélérée, et de l’autre côté des élus qui sont sensibilisés à ces problèmes-là, qui ont élaboré des stratégies, mais qui ont des difficultés à les mettre en place parce qu’aujourd’hui il n’y a pas d’outils juridique, ni de reconnaissance de l’érosion côtière", explique-t-elle sur franceinfo.

10 000 bien concernés par cette loi

Il y a trois ans, la commune de Soulac-sur-Mer a perdu 40m de plage, les activités économiques situées dans la zone du littorale sont donc menacées et doivent reculer. Pascale Got propose de créer "un nouveau zonage qui permettra de faire des opérations d’aménagement en fonction de la temporalité de l’érosion". Pour cela, elle va créer "un bail réel immobilier qui va permettre d’introduire un nouveau mode de gestion sur les biens privés et les biens publics et donc la déconstruction de certains biens". En tout, ce sont 10 000 biens concernés, principalement des habitations ou des structures qui abritent des entreprises.

La députée espère ainsi éviter une nouvelle catastrophe comme celle de Xynthia en 2010 et protéger les écosystèmes. Cette nouvelle loi prévoit "des compensations financières pour aider les communes à développer leurs stratégies". En plus du fonds Barnier (fonds de prévention des risques naturels majeurs), la loi envisage "un fonds d’adaptation pour les opérations d’aménagement et la participation d’autres moyens de financement".

"Aujourd'hui, il n'y a pas de reconnaissance de l'érosion côtière", Pascale Got, député PS de Gironde.

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