Nicolas Sarkozy, le 14 juin 2012, à Paris.
Nicolas Sarkozy, le 14 juin 2012, à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Vendredi 15 juin à minuit, Nicolas Sarkozy redeviendra un justiciable comme les autres. Si de nombreux dossiers judiciaires attendent l'ancien président, c'est dans l'affaire des sondages de l'Elysée qu'il pourrait être inquiété en premier. Selon 20Minutes.fr, l'association anti-corruption Anticor prévoit de saisir dès la semaine prochaine le juge d'instruction en charge de l'affaire pour qu'il relance son enquête. 

Suspendue en raison de l'immunité de l'ancien chef de l'Etat, l'enquête porte sur les 9,4 millions d'euros de sondages commandés sous son quinquennat. Outre le montant et l'absence d'appels d'offres pour ce marché, c'est la nature des sondages - certains portent sur la vie privée de Nicolas Sarkozy ou sur des questions internes à l'UMP - qui pose problème, comme l'a révélé l'ancien élu écologiste grenoblois Raymond Avrillier.

Toujours selon 20Minutes.fr, Anticor ne demandera pas l'audition de Nicolas Sarkozy pour le moment. Elle souhaite que la justice avance d'abord sur les faits, comme les dernières révélations de Raymond Avrillier.