Cette première pour un ancien président de la République en agace plus d'un à l'UMP. Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi 1er juillet à l'office anticorruption de la PJ, dans le cadre d'une enquête ouverte, notamment, pour trafic d'influence. A droite, plusieurs voix se sont fait entendre pour prendre la défense de l'ancien chef de l'Etat. Mais beaucoup d'autres sont restées silencieuses.

"Insupportable"

Ainsi, à son arrivée au Parlement européen de Strasbourg pour la session inaugurale, l'eurodéputé Brice Hortefeux, très proche de Nicolas Sarkozy, a refusé de s'exprimer. "On parle de l'Europe, aujourd'hui, ici", a-t-il lâché. Sa collègue Nadine Morano n'a pas eu ces réserves. Elle a dénoncé un "acharnement" judiciaire "insupportable"

Le député UMP Sébastien Huyghe a, lui, fait mine de s'interroger sur une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, alors que les obstacles judiciaires se multiplient sur la route d'un retour de Nicolas Sarkozy en politique.

L'ancien président, Nicolas Sarkozy, arrive à l'Assemblée nationale, à Paris, pour la remise d'un prix, le 25 juin 2014. 
L'ancien président, Nicolas Sarkozy, arrive à l'Assemblée nationale, à Paris, pour la remise d'un prix, le 25 juin 2014.  (GONZALO FUENTES / REUTERS)