Le préfet Gardère en garde à vue dans une enquête pour corruption

La garde à vue du préfet Alain Gardère, directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), a été prolongée de 24 heures mercredi matin, dans le cadre d'une enquête ouverte à Paris, notamment pour corruption.

(Agé de 59 ans, ce proche de Nicolas Sarkozy a chapeauté la sécurité des aéroports de Roissy et d'Orly jusqu'en janvier 2015 © Maxppp)
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Le préfet Alain Gardère et quatre de ses proches ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte à Paris en septembre pour corruption. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, l'a aussitôt suspendu de ses fonctions.

Abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption et prise illégale d'intérêts

Directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), il a été entendu par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 23 septembre, notamment pour abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption et prise illégale d'intérêts. Agé de 59 ans, ce proche de Nicolas Sarkozy a chapeauté la sécurité des aéroports de Roissy et d'Orly jusqu'en janvier 2015.

Gardère avait mis en oeuvre la réforme de la police du Grand Paris

En 2011, Alain Gardère avait été directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, avant d'être nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Après avoir pris la tête de la police urbaine de proximité en 2005, c'est notamment lui qui avait mis en oeuvre la réforme de la police du Grand Paris. Le Cnaps est un établissement public, placé sous tutelle du ministère de l'Intérieur. Il est notamment chargé de l'agrément et du contrôle des agents et entreprises de sécurité privés.