La justice française a rendu un non-lieu dans le dossier du crash de Charm El-Cheikh, qui avait fait 148 morts en 2004

Le crash d'un Boeing 737 de la compagnie Flash Airlines en Egypte avait coûté la vie à 148 personnes, dont 134 Français. Les familles de victimes réclament la vérité sur ce dossier depuis maintenant près de quatorze ans.

Le mémorial pour les victimes de la catastrophe aérienne de Charm El-Cheikh (Egypte), lors de son inauguration, le 3 janvier 2006, au cimetière du père Lachaise, à Paris.
Le mémorial pour les victimes de la catastrophe aérienne de Charm El-Cheikh (Egypte), lors de son inauguration, le 3 janvier 2006, au cimetière du père Lachaise, à Paris. (SIMON ISABELLE / SIPA)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le juge chargé de l'enquête à Bobigny a ordonné un non-lieu en juillet dans le dossier sur le crash de Charm El-Cheikh (Egypte) en 2004, indiquent lundi 13 novembre les avocats des familles de victimes. Une information confirmée à franceinfo par le parquet de Bobigny. L'accident avait coûté la vie à 148 personnes, dont 134 Français, le 3 janvier 2004.

Le juge a suivi les réquisitions du parquet de Bobigny. Celui-ci avait requis un non-lieu en janvier 2016, estimant que l'enquête ne permettait "pas de retenir d'autre hypothèse que celle des fautes imputables à l'équipe de pilotage" décédée dans l'accident de la compagnie égyptienne à bas coût Flash Airlines. Les familles de victimes ont fait appel de cette décision.

"C'est un scandale"

"C'est un scandale", déplore Claude Fouchard, le président de l'association des familles de victimes de la catastrophe de Charm El-Cheikh, contacté par franceinfo. Il reproche aux autorités françaises leur lenteur dans la procédure, et dénonce les "larmes de crocodile" de "trois présidents de la République française", qui lui ont promis que la France "ferait tout pour connaître la vérité".

Le dossier traîne depuis plusieurs années sur les bureaux du palais de justice de Bobigny. L’Association de défense des familles des victimes a d'ailleurs assigné l’Etat français, le 23 mai, pour "dysfonctionnement de la justice". "Si tout échoue, nous irons à la Cour européenne des droits de l'homme", prévient Claude Fouchard.