La justice accepte de libérer Philippe El Shennawy, le plus ancien détenu de France

Le tribunal d'application des peines de Créteil a accédé à a demande de libération conditionnelle déposée par ce prisonnier de 59 ans, derrière les barreaux depuis 38 ans.

Philippe El Shennawy, ici en juin 2009, à la centrale Saint-Maur (Indre), va pouvoir être libéré, après 38 années de prison.
Philippe El Shennawy, ici en juin 2009, à la centrale Saint-Maur (Indre), va pouvoir être libéré, après 38 années de prison. (DR)
avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Philippe El Shennawy a passé 38 années derrière les barreaux. A 59 ans, cet homme est considéré comme le plus ancien détenu de France, selon le chroniqueur judiciaire de France 2, Dominique Verdeilhan. Mais il va pouvoir retrouver la liberté. Le tribunal d'application des peines de Créteil a accepté, mercredi 22 janvier, sa demande de libération conditionnelle, a annoncé son avocate.

"C'est un grand soulagement. Philippe El Shennawy est admis à la libération conditionnelle à partir de vendredi matin", a déclaré Maud Marian, précisant qu'il devra porter un bracelet électronique pendant deux ans. "Il va résider chez sa femme. Il est très, très heureux", a-t-elle ajouté. "J'ai eu sa femme au téléphone, il y a eu des larmes, des cris de joie."

Grâcié par François Hollande en mars

Philippe El Shennawy est incarcéré à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Il a été condamné à de multiples reprises pour braquages et évasions. Un parcours judiciaire que raconte L'Express. Sa peine courait jusqu'en 2032 mais il a bénéficié, en mars, d'une grâce présidentielle partielle, qui a ouvert la voie à sa libération conditionnelle.

A l'issue d'une première audience le 17 octobre, le parquet avait requis un ajournement de la procédure, dans l'attente de l'avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté. Cette instance, chargée de se positionner sur la dangerosité et le risque de récidive des détenus, avait émis un avis défavorable, arguant que Philippe El Shennawy était "paranoïaque" et "dangereux". Toutefois, le parquet s'était tout de même positionné en faveur de la libération conditionnelle.