L'ex-convoyeur de fonds Toni Musulin, lors d'une audience au tribunal de Lyon (Rhône), le 14 septembre 2010. 
L'ex-convoyeur de fonds Toni Musulin, lors d'une audience au tribunal de Lyon (Rhône), le 14 septembre 2010.  (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

La Cour de cassation a rejeté mercredi 13 juin les pourvois formés par l'ex-convoyeur de fonds Toni Musulin contre sa condamnation à cinq ans de prison ferme, rendant celle-ci définitive. 

L'ancien employé de la société de transports de fonds Loomis a été sanctionné pour avoir faussé compagnie à ses deux collègues au volant de son fourgon avec 11,6 millions d'euros à son bord, le 5 novembre 2009. Il a aussi été condamné pour une tentative d'escroquerie à l'assurance remontant au printemps 2009.

Une peine alourdie en 2010

Les magistrats ont examiné plusieurs demandes formulées par les avocats de Toni Musulin afin d'obtenir l'annulation de sa condamnation en appel, mais aussi celle de l'arrêt de la chambre de l'instruction le renvoyant devant la justice. Après sa condamnation à trois ans de prison ferme en mai 2010, le parquet avait fait appel, réclamant plus de sévérité. Le 2 novembre 2010, la cour d'appel de Lyon avait suivi les réquisitions du parquet général et alourdi la peine. Elle avait également condamné Toni Musulin à 45 000 euros d'amende, cinq ans d'interdiction d'exercer sa profession et cinq ans de privation des droits civiques.

En cassation, les avocats de l'ancien convoyeur ont contesté plusieurs éléments, dont le refus d'audition et de confrontation de plusieurs témoins, l'extradition "déguisée" de Toni Musulin, arrêté à Monaco, vers la France, ou encore la nullité des procès-verbaux de garde à vue, où il n'avait pas été assisté d'un avocat à quelques mois de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Bien que pressé de questions lors de ses deux procès, Toni Musulin n'a pas livré le moindre indice susceptible de retrouver la trace des 2,5 millions d'euros toujours recherchés. Le reste de la somme avait été retrouvé deux jours après le vol.