"L'étrangleur de Belleville" relâché puis arrêté pour viol

Deux semaines avant cette dernière arrestation, il avait été interpellé pour deux précédentes agressions, puis relâché sous contrôle judiciaire.

Capture d'écran Google Street View de la rue de l'Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris, où aurait sévi "l'étrangleur de Belleville".
Capture d'écran Google Street View de la rue de l'Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris, où aurait sévi "l'étrangleur de Belleville". (GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO)
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L'homme connu de la police sous le nom de "l'étrangleur de Belleville" a été arrêté mardi 29 juillet pour un viol commis quelques jours seulement après avoir été relâché, rapporte Le Figaro mercredi 30 juillet. Le quotidien raconte que cet homme était déjà soupçonné d'au moins trois agressions, une en 2012 et deux en mai 2014, commises avec les deux mains autour du cou de la victime, dans les mêmes rues du 20e arrondissement de Paris, d'où son surnom. Retour sur les faits.

Deux agressions en mai

Le 18 mai, à 4h15, passage des Soupirs, dans le 20e arrondissement de Paris, une femme est agressée par un homme qui l'étrangle par-derrière. La victime fait semblant de s'évanouir, et l'homme relâche son emprise. Puis, essayant de sympathiser avec lui, elle réussit à l'amadouer. Il la raccompagne chez elle, puis prend la fuite.

Une demi-heure plus tard, une autre jeune femme est à son tour agressée dans le même quartier, rue de la Mare, selon le même mode opératoire, relève la police, citée par Le Figaro. Cette fois, la victime parvient à s'échapper.

La nature de ces deux agressions est sujette à caution, selon les médias qui les évoquent. Selon Le Figaro, il s'agit d'agressions sexuelles, tandis que d'après la journaliste de France Inter Corinne Audouin, ces agressions n'avaient aucun caractère sexuel.

La justice ouvre une enquête pour "tentative d'homicide". Les policiers font, de leur côté, un recoupement avec une affaire similaire remontant à 2012.

Arrêté le 10 juillet, puis relâché

L'auteur présumé des deux agressions du mois de mai, Hamidou B., un sans domicile fixe de 37 ans d'origine guinéenne, est arrêté le 10 juillet. Il reconnaît les faits mais ne les explique pas, et prétend avoir agi sous l'emprise de l'alcool.

L'homme est mis en examen puis placé en détention provisoire. Mais, coup de théâtre : pour le juge d'instruction, la tentative d'homicide n'est pas établie. Il requalifie les faits en "vol avec violences" et "violences aggravées", selon France Inter. Une décision contestée par le parquet, qui fait appel. L'appel n'étant pas suspensif, l'homme est relâché sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre dans le 20e arrondissement. Il sera alors hébergé par son beau-frère, à l'autre bout de la ville, dans le 16e arrondissement.

Un viol commis deux semaines plus tard

Le 27 juillet, une jeune femme de 25 ans tente de résister à son agresseur, qui la suit dans la rue. Mais celui-ci réussit à s'introduire dans le hall de son immeuble de la rue des Pyrénées, également dans le 20e arrondissement. Il parvient à abuser d'elle, écrit le Figaro. Le lendemain, la victime porte plainte pour viol. Des photos lui sont présentées et elle reconnaît formellement Hamidou B. "L'étrangleur de Belleville" est finalement arrêté le 29 juillet, dans le 16e arrondissement selon France Inter, dans le 20e selon Le Figaro.