Jérôme Kerviel (à droite) avec son avocat David Koubbi et Tristane Banon, au tribunal de Paris le 28 juin 2012.
Jérôme Kerviel (à droite) avec son avocat David Koubbi et Tristane Banon, au tribunal de Paris le 28 juin 2012. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Dans une ultime adresse à la cour, Jérôme Kerviel a dit "penser aux salariés du réseau de la Société générale". "Je leur demande pardon, ils ont souffert d'un système auquel j'ai participé, que je n'ai pas mis en place..." Il saura le 24 octobre, date à laquelle la cour d'appel de Paris rendra sa décision, si ses arguments ont convaincu. L'échéance a été annoncée jeudi 28 juin à l'issue de l'audience par la présidente de la cour, Mireille Filippini.

Jérôme Kerviel est poursuivi pour les pertes record encaissées début 2008 par la Société générale suite à des opérations frauduleuses de l'ex-trader. Cinq ans de prison ferme ont été requis contre lui, la Société générale lui réclamant de son côté 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, soit le montant de la perte.

Il avait été condamné en première instance à cinq ans dont trois ferme et à ce montant sans précédent de dommages et intérêts. Le procès en appel, entamé le 4 juin, s'est achevé jeudi avec la plaidoirie de la défense qui a demandé la relaxe du prévenu.