Enquête sur les attentats de Paris : les deux suspects mis en examen

Les deux hommes complices présumés d'Amédy Coulibaly ont été déférés et présentés au juge, qui les a mis en examen ce vendredi. Ils étaient en garde à vue depuis lundi. Ce sont des hommes dans l'entourage d'Amédy Coulibaly.

(Un homme se recueille devant l'hyper casher de la porte de Vincennes à Paris, où quatre clients ont perdu la vie lors de l'attaque du 9 janvier © Maxppp)
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En garde à vue depuis lundi, les deux hommes complices présumés d'Amédy Coulibaly ont été mis en examen des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

On reproche au premier, Amar, d'avoir été très souvent en contact avec Amédy Coulibaly. Il aurait échangé des centaines de textos avec le tueur de Vincennes au cours des mois qui ont précédé les attentats. Proximité physique également puisque les deux hommes se seraient vus la veille de l'attaque contre Charlie hebdo. Le téléphone portable d’Amar a été géo-localisé à côté du domicile d'Amédy Coulibaly.

Amar et Coulbaly s’étaient connus en prison, ils étaient amis, son avocat le confirme. Selon Maître Régis Méliodon, Amar nie toute implication dans les attentats et n'avait aucune idée des dérives radicales de son ami, lui-même étant très éloigné, toujours selon son avocat, des thèses djihadistes et terroristes.

"Mon client est un garçon comme un autre et n’est pas lié à des mouvances radicales" – Me Méliodon, avocat d’Amar

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Des connaissances mais pas de complices

C’est toujours la difficulté dans l'enquête sur Coulibaly. Il a préparé les attentas avec des complices, c'est une certitude, mais jusqu’à maintenant tous les hommes arrêtés dans son entourage ont juré n’avoir rien connu de ses vraies projets. Tous étaient plus ou moins dans "le monde des voyous".

Par exemple, Amar, qui vient d'être mis en examen, était déjà en prison. Un mandat européen avait été délivré contre lui pour une affaire de trafic de stupéfiants et détention d'armes en Espagne. Le deuxième suspect, Saïd, devrait être mis en examen à son tour dans l'après-midi. Selon nos informations, en ce qui le concerne, son ADN a été retrouvé sur l'un des "Taser" que possédaient Coulibaly.