"Je me sens Charlie Coulibaly" : la cour d'appel rejette la QPC de Dieudonné, poursuivi pour apologie du terrorisme

En première instance, Dieudonné a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour ce message polémique posté sur sa page Facebook après les attentats de "Charlie Hebdo" et de l'Hyper Cacher. 

Le polémiste Dieudonné au palais de justice de Paris, le 12 mars 2015.
Le polémiste Dieudonné au palais de justice de Paris, le 12 mars 2015. (LOIC VENANCE / AFP)
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La cour d'appel de Paris a rejeté, mardi 15 mars, la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par Dieudonné. L'humoriste controversé est poursuivi pour apologie du terrorisme, en raison de son message "je me sens Charlie Coulibaly" posté au lendemain des attaques meurtrières contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, en janvier 2015. 

La loi invoquée, qui condamne "le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l'apologie" de ces actes, "ne définit pas les éléments constitutifs de l'infraction, à savoir l'apologie d'actes de terrorisme", avait fait valoir la défense de Dieudonné en soutenant la QPC.

L'examen du fond du dossier aura lieu le 17 mai.

Un "amalgame provocateur" 

En première instance, le 18 mars 2015, Dieudonné a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour ce message polémique posté sur sa page Facebook et retiré quelques heures plus tard. Le tribunal correctionnel de Paris avait notamment relevé, dans l'association de "Charlie" et "Coulibaly", l'"amalgame provocateur" fait par Dieudonné "entre le symbole de la liberté d'expression qui a coûté la vie à des journalistes et un auteur d'acte terroriste auquel il s'identifie".

Alors que des millions de personnes défilaient le 11 janvier 2015 après les attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, Dieudonné avait qualifié ironiquement la marche d'"instant magique égal au big bang qui créa l'Univers".