La marque Ikea est déjà au cœur d'une enquête sur des soupçons de surveillance illégale de salariés du groupe.
La marque Ikea est déjà au cœur d'une enquête sur des soupçons de surveillance illégale de salariés du groupe. (DENIS CHARLET / AFP)

Des jeunes "souvent sous-éduqués et paupérisés" qui souffrent d'une absence de "stock verbal" et disposent d'une "politesse de base" limitée. C'est en ces termes qu'Ikea parle de ses employés, selon Le Canard enchaîné du 11 juillet, qui a eu accès à un document de la marque suédoise. Un nouvel élément qui ne va pas redorer l'image du groupe, dont le siège français a été perquisitionné le 5 juillet dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de surveillance illégale de salariés du groupe.

Lors d'un "audit flash" en avril 2010, une dizaine de cadres du magasin de Franconville (Val-d'Oise) ont été interviewés. D'après eux, le personnel est constitué d'"un très grand nombre de personnes habituées à la débrouillardise des banlieues", rapporte Le Canard enchaîné. Chez les manutentionnaires, vendeurs, caissiers ou encore vigiles, ils observent "la consommation courante d'une drogue banalisée, de menues violences (ou plus !) normalisées". D'après ces cadres, ces individus portent "en eux un autre système de valeurs culturelles venu des cités".

Les critiques des cadres se concentrent sur un responsable syndical de Force ouvrière. "Unanimes", ils réclament dans le document son écartement par le biais d'une "absence de longue durée ou définitive (licenciement, mutation, démission)". Ils le décrivent comme un drogué souffrant "à l'évidence de problématique psychotique". Depuis, ce syndicaliste a été licencié pour "harcèlement moral" sur les cadres. D'après ses avocats, ce harcèlement prétendu "a été entièrement monté par la direction du magasin".