Maurice Boisart, maire de Cousolre, arrive le 17 février 2012 au tribunal d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) pour y être jugé.
Maurice Boisart, maire de Cousolre, arrive le 17 février 2012 au tribunal d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) pour y être jugé. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

La solidarité des maires l'a convaincu de poursuivre son combat. Condamné vendredi 17 février à une amende de 1 000 euros avec sursis pour avoir giflé un adolescent, le maire de Cousolre (Nord) a décidé de faire appel, mercredi. "J'ai annoncé [à mes élus] que je faisais appel, avec le soutien de l'AMF [l'Association des maires de France], qui mettait à ma disposition [son] service juridique, [son] service financier." 

Depuis "la sentence, j'ai des centaines et des centaines de mails et de lettres de soutien de pratiquement tous les maires de France", a indiqué Maurice Boisart. Il y a des "citoyens lambda aussi qui m'écrivent, tout le monde me dit de ne rien lâcher". L'Association des maires du Nord (AMN) a par ailleurs "décidé de se constituer partie civile à ses côtés, pour le soutenir", selon son directeur, Serge Martin.

Vendredi, le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe avait condamné Maurice Boisart à 1 000 euros d'amende avec sursis, à 250 euros de dommages et intérêts, et au paiement des frais de justice de la partie plaignante.  Le 24 août 2010, l'édile âgé de 62 ans avait giflé un adolescent de 16 ans alors que ce dernier escaladait un grillage pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Selon le maire, qui avait déjà été confronté au jeune homme, ce dernier aurait proféré des menaces de mort après l'avoir insulté.