Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, arrive à l'Elysée pour le Conseil des ministres, le 17 mai 2012. 
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, arrive à l'Elysée pour le Conseil des ministres, le 17 mai 2012.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Après la condamnation, le mea culpa. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a affirmé, jeudi 24 mai sur BFMTV, qu'il "regrettait" les "propos" visant d'anciens membres de la direction de SeaFrance, pour lesquels il a été condamné la veille pour injure à verser un euro de dommages et intérêts.

"Je regrette ces propos que j'ai tenus, puisqu'ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d'un euro", a-t-il déclaré. Des regrets mais pas d'excuses : il a notamment fait remarquer que "la personne qui s'est plaint en justice de [ses] propos", qui a "été patron de SeaFrance", avait un "casier judiciaire assez lourd". Toujours selon BFMTV, le ministre aurait décidé, mardi, de faire appel de cette condamnation. 

La droite a réclamé, mardi, la démission d'Arnaud Montebourg, en vertu des déclarations de campagne de François Hollande, lequel avait déclaré en avril au Journal du Dimanche "[qu'il n'aurait] pas autour de [lui] de personnes condamnées." Mercredi soir, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a pour sa part indiqué qu'il n'était pas question de l'exclure du gouvernement.