Attaque du RER D : jusqu'à dix mois de prison avec sursis pour les agresseurs

Plusieurs adolescents avaient dépouillé les usagers du RER en gare de Grigny (Essonne), le 16 mars.

Sur le quai de la gare RER de Grigny-Centre (Essonne), le 19 mars 2013.
Sur le quai de la gare RER de Grigny-Centre (Essonne), le 19 mars 2013. (MARTIN BUREAU / AFP)
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"Une attaque de diligence à l'époque moderne", avaient dit les policiers après l'agression subie par les usagers du RER D en gare de Grigny (Essonne), le 16 mars. Plusieurs adolescents ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, mardi 11 juin, pour leur participation à cette attaque durant laquelle plusieurs passagers avaient été dépouillés de leurs portefeuilles, portables et sacs à main, sous la menace.

Cinq jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis allant de trois à dix mois, les autres ont reçu de la part du tribunal pour enfants d'Evry des avertissements solennels, une mesure de protection judiciaire ou 70 heures de travail d'intérêt général (TIG). Un seul prévenu parmi les onze jeunes, âgés de 15 à 17 ans, a été relaxé.

Une attaque qui avait choqué les Franciliens

Dans cette affaire, onze mineurs de la cité sensible de Grigny, parmi lesquels trois ont moins de 16 ans, devaient être jugés par le tribunal pour enfants d'Evry. Tous avaient été interpellés à l'issue d'une vaste opération de police, le 27 mars dans la cité de Grigny 2.

Bien qu'elle n'ait fait que des blessés légers, l'attaque du 16 mars avait soulevé une vive polémique sur l'insécurité dans les transports en Ile-de-France, généré nombre de réactions politiques et provoqué deux déplacements du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, longtemps élu de la circonscription voisine d'Evry également desservie par le RER D.