Un avis de recherche est accroché aux grilles le long de la Garonne, le 30 avril 2012 à Bordeaux (Gironde), pour tenter de retrouver Julien Teyssier, un jeune homme disparu après une soirée dans le centre.
Un avis de recherche est accroché aux grilles le long de la Garonne, le 30 avril 2012 à Bordeaux (Gironde), pour tenter de retrouver Julien Teyssier, un jeune homme disparu après une soirée dans le centre. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Les commerces vendant des boissons à emporter ferment désormais à minuit, et non plus à 2 heures du matin, à Bordeaux. La préfecture de Gironde a annoncé avoir signé un arrêté en ce sens lundi 30 avril à la suite de disparitions de jeunes "liées à des phénomènes d'alcoolisation".

Cinq jeunes ont disparu en dix mois dans ce type de circonstances. Le dernier en date est un homme âgé de 25 ans, Julien Teyssier, écrit Sud-Ouest.fr. Il n'a plus donné de signe de vie depuis la nuit de vendredi à samedi, après une soirée arrosée. 

Cette nouvelle disparition inquiétante intervient alors que les corps de quatre étudiants ont été repêchés récemment dans la Garonne, rappelle Sud-Ouest.fr. En juillet 2011, Thianibié Hie, un étudiant en musique avait enjambé, ivre, les barrières et chuté dans le fleuve. En décembre 2011, c'est le corps sans vie de Valentin Bernabeu, étudiant en architecture, qui avait été repêché. Deux jours plus tôt, le jeune homme avait été vu alcoolisé à l'entrée d'une boîte de nuit.

De la restriction des horaires à la fermeture

Le 27 mars, Vincent Zecca, un étudiant de 19 ans disparu au début du mois dans des circonstances similaires, a été découvert noyé. Vendredi 27 avril, enfin, le corps de l'étudiant Maxime Le Bot, 24 ans, a été retrouvé dans la Garonne. Il avait disparu au cours de la nuit du 4 au 5 février après avoir fait la fête avec un ami dans une boîte de nuit. 

Lundi, Alain Juppé, maire de Bordeaux, avait annoncé que des mesures liées aux horaires de ces commerces pourraient ainsi être adoptées. "Les débits de boissons dans leur ensemble feront l'objet de contrôles renforcés qui pourront se traduire par des sanctions allant de la restriction des horaires d'ouverture au public à la fermeture administrative, sans préjuger des sanctions judiciaires dont ils pourraient faire l'objet", a confirmé le préfet Patrick Stefanini.