Affaire Patrick Henry : le tribunal examine sa demande de libération

L'homme avait été condamné à perpétuité en 1976, après avoir tué un enfant de 7 ans. Malade, Patrick Henry a fait une demande de libération.

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"La France a peur", cette phrase était prononcée par le présentateur Roger Gicquel au début d'un Journal télévisé en 1976. À l'époque, l'affaire Patrick Henry défrayait la chronique. Le meurtrier d'un petit garçon de 7 ans est toujours en prison et réclame sa libération, en raison de son état de santé. En 1976, le petit Philippe Bertrand, un enfant de 7 ans, est enlevé à la sortie de l'école près de Troyes. Le ravisseur réclame une rançon contre sa libération. Face à la France entière bouleversée, la mère de l'enfant implore sa pitié. 

Une première libération en 2001 qui tourne mal 

Patrick Henry est rapidement suspecté, même s'il se défend face aux médias avec un solide aplomb. Cela le fera plus tard passer pour un monstre. Quelques jours plus tard, le corps de l'enfant est retrouvé sous le lit de cette chambre d'hôtel loué par Patrick Henry. Le garçon a été étranglé. L'homme passe aux aveux et à l'ouverture du procès, la foule réclame la peine de mort. Ce dernier sauve sa tête, défendu par Robert Badinter. Il a été libéré en 2001 pour bonne conduite, mais réincarcéré l'année suivante pour trafic de drogues. Depuis, toutes ces demandes de libération ont été refusées. Patrick Henry est atteint d'un cancer a un stade avancé. La justice pourrait lui accorder le privilège de mourir en liberté. 

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Patrick Henry, condamné à perpétuité en 1977 pour l\'enlèvement et le meurtre d\'un enfant de 7 ans, photographié le 25 février 2016 à la cour d\'appel de Paris.
Patrick Henry, condamné à perpétuité en 1977 pour l'enlèvement et le meurtre d'un enfant de 7 ans, photographié le 25 février 2016 à la cour d'appel de Paris. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)