Interdiction d'une manifestation contre les "islamistes" dimanche à Paris

Le rassemblement était organisé par Riposte laïque, une association anti-islam.

La bouche de métro près de la place de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris, où devait se tenir une manifestation contre les "islamistes", le 18 janvier 2015, mais finalement interdite par la préfecture de police.
La bouche de métro près de la place de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris, où devait se tenir une manifestation contre les "islamistes", le 18 janvier 2015, mais finalement interdite par la préfecture de police. (RICHARD NEBESKY / ROBERT HARDING PREMIUM / AFP)
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"Déséquilibrés, égorgeurs, chauffards... islamistes hors de France." C'était le mot d'ordre de la manifestation qui devait se tenir dimanche à Paris, une semaine après les marches historiques en réaction aux attentats terroristes. Mais le rassemblement a été interdit par la préfecture de police, vendredi 16 janvier.

"Nous avons reçu à 18 heures un appel de la préfecture nous informant de l'interdiction de la manifestation, nous attendons maintenant une notification officielle", a déclaré Pierre Cassen, responsable de l'association anti-islam Riposte laïque, qui organisait le rassemblement. De source proche du dossier, on annonce que la manifestation sera "très certainement interdite", mais la préfecture n'a pas officiellement confirmé l'information dans l'immédiat.

Lors de ce rassemblement, devaient s'exprimer une responsable du mouvement anti-islam Pegida, qui organise des manifestations au succès croissant en Allemagne, le philosophe Renaud Camus, théoricien du concept de "grand remplacement" (l'immigration conduit selon lui à un changement de peuple qui menacerait la civilisation française) et des responsables italien ou suisse.

Une "bonne" décision, selon le maire du 2e arrondissement

Le maire du 2e arrondissement de Paris, où devait se dérouler la manifestation, a salué une "bonne" décision de la préfecture de police. "C'est celle qu'attendaient tous les démocrates attachés à construire une société basée sur les valeurs de liberté, de paix, de tolérance, d'égalité, ou encore de solidarité entre tous et toutes quelle que soit sa culture, sa croyance ou son origine", a déclaré Jacques Boutaut.

Outre le maire, plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme, avaient demandé l'interdiction de la manifestation.