Violences sexuelles : cent personnalités féminines appellent Emmanuel Macron à décréter "un plan d'urgence"

Dans un appel publié par le JDD, les cents premières signataires d'une pétition demandent au président de la République d'agir sur les violences faites aux femmes.

La pétition demandant au chef de l\'Etat de \"décreter un plan d\'urgence contre les violences sexuelles\" a été mise en ligne le 5 novembre 2017.
La pétition demandant au chef de l'Etat de "décreter un plan d'urgence contre les violences sexuelles" a été mise en ligne le 5 novembre 2017. (CAPTURE 1FEMMESSUR2)
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Louane Emera, Florence Foresti, Marie Darrieussecq, mais aussi Sandrine Rousseau ou Valérie Donzelli... Elles sont comédiennes, chanteuses, journalistes, militantes féministes ou historiennes et elles sont toutes les premières signataires d'une pétition, dévoilée par Le Journal du dimanche le 5 novembre. Cent personnalités féminines interpellent ainsi Emmanuel Macron sur la question des violences sexuelles. "Toutes, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes", constatent-elles d'abord. 

"Pourquoi cette lettre ? poursuivent-elles. Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent." Ces femmes demandent au président de la République de décréter "un plan d'urgence. Maintenant."

"Cela ressemble à un plan d'attaque ? C'en est un"

Pour cela, elles proposent à Emmanuel Macron cinq grandes pistes. La première consisterait à doubler "immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement" et à doubler "le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes". Ensuite, ces femmes voudraient organiser "dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionel.le.s en contact avec les femmes victimes"

Troisième proposition : la création "au collège d'un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine". Puis, l'instauration d'une formation obligatoire des "salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail". Enfin, les signataires demandent au chef de l'Etat de lancer "une campagne nationale de prévention aussi importante que celles sur la sécurité routière". "Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un", concluent ces femmes.