C'est un des éléments les plus emblématiques de la première guerre mondiale (1914-1918). Les tranchées, creusées dès les premiers mois du conflit, ont abrité les combattants pendant près de quatre ans. Comment les soldats ont-ils tenu dans la boue, le froid, avec parfois la faim au ventre et la menace perpétuelle d'une attaque ennemie ? Des Vosges à la mer, les tranchées s'étendaient sur 700 km. Aujourd'hui, il ne reste que de rares vestiges de ces tranchées, visitées par les écoliers, comme à Beaumont-Hamel (Somme), où France 2 s'est rendu. 

Des sacs de sable et des barbelés composent les tranchées de première ligne, où l'on peut se tenir debout, tirer sur l'ennemi et passer à l'attaque. Puis derrière, reliées par des boyaux, sont creusées les tranchées de deuxième et troisième ligne, celles du quotidien.

Le poilu vit ainsi en alternance, entre les lignes, sans répit, sous le feu de l'ennemi. Pour s'occuper, il s'attèle à des corvées, il fume, il boit, il fait du sport. Pour tenir, et ne pas renoncer, le fantassin ne s'accroche pas seulement à l'appel du devoir et au patriotisme. La camaraderie et le souvenir des morts soudent ces hommes qui se battent parfois pendant plusieurs mois pour progresser de conquérir centaines de mètres de terrain boueux.

Des soldats britanniques dans les tranchées, à Nieuport (Belgique), le 8 septembre 1917.
Des soldats britanniques dans les tranchées, à Nieuport (Belgique), le 8 septembre 1917. (THE ART ARCHIVE / THE ART ARCHIVE)