Déjà hué par des dizaines de manifestants sur les Champs-Elysées, dans la matinée, lors des célébrations de l'armistice de la Grande Guerre à Paris, François Hollande a une nouvelle fois essuyé quelques sifflets, à Oyonnax (Ain), lundi 11 novembre. D'abord à son arrivée dans la ville, en début d'après-midi. Puis dans la soirée, lors de sa visite à la mairie.

Lorsque le président a quitté l'hôtel de ville, après une rencontre avec les élus locaux, les sifflets et les huées ont redoublé. Et certains manifestants ont brandi des pancartes barrées du slogan "Hollande dégage". Sa voiture, stationnée au bout du tapis rouge dans un premier temps, avait d'ailleurs été approchée à quelques mètres des portes du bâtiment.

En arrivant à Oyonnax, François Hollande avait cependant pu s'offrir un rapide bain de foule. Et la cérémonie dans cette ville de l'Ain a été nettement moins agitée que celle de la matinée à l'Arc de Triomphe. Dans son discours, François Hollande en a profité pour déclarer que la République ne devait jamais "rien laisser passer face aux haines, aux intolérances, aux extrémismes, au racisme". Le chef de l'Etat a aussi estimé que la République exigeait de "ne jamais céder devant les pressions, d'où qu'elles viennent".

Des manifestants brandissent des pancartes barrées du slogan "Hollande dégage", le 11 novembre 2013, lors du passage de François Hollande pour la cérémonie d'hommage aux résistants qui avaient bravé l'occupant allemand 70 ans plus tôt à Oyonnax (Ain).
Des manifestants brandissent des pancartes barrées du slogan "Hollande dégage", le 11 novembre 2013, lors du passage de François Hollande pour la cérémonie d'hommage aux résistants qui avaient bravé l'occupant allemand 70 ans plus tôt à Oyonnax (Ain). (ALAIN JOCARD / AFP)