"Je ne suis pas un assassin", clame l'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison

Condamné à deux ans de prison avec sursis pour assassinat lors de son procès en appel, en octobre, il dénonce un "verdict sans queue ni tête" dans un entretien publié jeudi 17 décembre dans "Sud Ouest".

L'ancien urgentiste Nicolas Bonnemaison, le 24 octobre 2015 à Angers (Maine-et-Loire).
L'ancien urgentiste Nicolas Bonnemaison, le 24 octobre 2015 à Angers (Maine-et-Loire). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)
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"J'ai été condamné pour assassinat. Suis-je un petit assassin, un moyen assassin, un grand assassin ? Je ne peux pas supporter ce mot. Je ne suis pas un assassin." L'ex-urgentiste bayonnais Nicolas Bonnemaison, condamné le 24 octobre à deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie, sort du silence. Il a accordé un entretien à Sud Ouest, publié jeudi 17 décembre dans le quotidien.

Nicolas Bonnemaison dénonce un "verdict sans queue ni tête" à l'issue d'un "procès à charge". La cour d'assises du Maine-et-Loire, qui l'a jugé en appel, l'a reconnu coupable d'avoir délibérément donné la mort à une patiente en 2011. Mais elle l'a acquitté pour six autres cas de patients, eux aussi incurables et en fin de vie.

"Sur le moment, j'avais vraiment la volonté d'en finir"

"Dans tous les cas j'ai agi de la même façon. Pour soulager des souffrances psychiques ou physiques", insiste l'ex-praticien de 54 ans. Il explique aussi sa volonté d'en finir après le procès : "Psychiquement, j'étais épuisé. Je n'avais plus aucune ressource."

Nicolas Bonnemaison s'exprime pour la première fois depuis sa tentative de suicide le 31 octobre dans les Landes. "Sur le moment, j'avais vraiment la volonté d'en finir. J'aurais dû mourir", confie-t-il à Sud Ouest. Il assure aujourd'hui que ce n'est plus le cas, et qu'il a pris "beaucoup de recul".