Ecole : Peillon veut raccourcir les vacances d'été... dans l'idéal

Le ministre de l'Education a expliqué dimanche sur BFMTV vouloir des vacances d'été de six semaines. Avant de revenir sur ses propos. Explications en trois actes.

Vincent Peillon, le ministre de l'Education, visite une école à Bourges (Cher) le 15 février 2013.
Vincent Peillon, le ministre de l'Education, visite une école à Bourges (Cher) le 15 février 2013. (ALAIN JOCARD / AFP)
France Télévisions

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Raccourcira, raccourcira pas ? Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a laissé perplexe dimanche 24 février les téléspectateurs de BFMTV lorsqu'il a annoncé vouloir ramener à six semaines la durée des vacances d'été à l'école dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires avant de corriger ses propos. L'UMP dénonce une "improvisation". 

Francetv info revient sur cette vraie fausse annonce en trois actes.

Acte I : Peillon préconise des vacances de six semaines

Interrogé sur la durée de l'année scolaire au cours de l'émission "BFM Politique", Vincent Peillon semble d'abord exposer un objectif clair : "aller progressivement" vers 37 à 38 semaines de cours durant l'année, contre 36 semaines, 35 avec les ponts, à l'heure actuelle.

"Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été, deux zones, et nous devons être capables d'avoir six semaines, c'est suffisant", déclare alors le ministre, qui avait déjà annoncé par le passé vouloir raccourcir les vacances d'été, mais sans préciser leur nouvelle durée.

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Le ministre souligne cependant qu'il faut "d'abord monter la première marche" de la réforme des rythmes scolaires hebdomadaires à l'école primaire, puis au collège et au lycée. Vincent Peillon a déjà fort à faire avec ce volet de la réforme : le décret entérinant le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire d'ici à 2014 se heurte à une forte réticence des enseignants et de certaines communes.

Expliquant qu'il préconisait, durant l'année, une alternance de sept semaines de cours et de deux semaines de vacances, il précise bien qu'un allongement de la durée de cours annuelle n'est pas pour tout de suite : "Nous commencerons peut-être à en discuter après 2015."

Acte II : "Je n'ai jamais dit ça"

Mais à la fin de l'émission, près d'une heure après ses premières déclarations, changement de ton. "Si c'est pour annoncer que le ministre veut réduire les vacances d'été à six semaines, je n'ai jamais dit ça, c'est une erreur", objecte le ministre à la suite d'une question d'Olivier Mazerolle. Entre temps, l'annonce sur les six semaines a été relayée par de nombreux médias qui, semble dire le ministre, sont allés trop vite en besogne.

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"J'ai dit que ça, c'était le modèle idéal prôné par tout le monde", explique-t-il. Tout en répétant : "C'est un sujet dont on commencera peut-être à discuter en 2015."

Le ministre a, il est vrai, développé les difficultés que représenterait une telle réforme. Le changement de durée annuelle "va nous obliger à revoir les examens, et en particulier le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d'un certain nombre d'établissements très tôt dans le mois de juin"

Acte III : la droite dénonce une "improvisation"

Avant même la fin de l'émission, l'ancien ministre UMP Xavier Bertrand s'élève contre la (non) proposition de Peillon au micro du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

"Ce n'est pas un tabou, à condition que vous parliez des programmes en premier, explique le ténor de l'UMP. Sans aucune concertation, il balance ça, comme d'habitude, à la Peillon."

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LCI

Passée la mise au point du ministre, c'est François Fillon, invité du 20 heures de TF1, qui passe à l'attaque. "C'est vraiment très caractéristique de ce gouvernement, c'est l'improvisation, l'absence totale de concertation."

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TF1

Dans la soirée, Matignon faisait savoir que "cette piste n'est pas à l'ordre du jour". Affaire classée ?