Cela n'aura pas suffi. Entre un tiers et la moitié des enseignants du premier degré à Paris ont fait grève, lundi 25 mars, contre la réforme des rythmes scolaires, finalement approuvée le même jour par le Conseil de Paris. Le taux de participation à la grève était de 34,50%, contre 62,29% le 12 février, selon le ministère de l'Education nationale. Le SNUipp-FSU Paris, qui conduit le mouvement avec d'autres syndicats, a annoncé pour sa part 55% de professeurs des écoles grévistes, avec plus de 90 écoles fermées.

Après plusieurs mois de contestation, le Conseil de Paris a approuvé l'application dès septembre 2013 de la réforme des rythmes scolaires dans les 662 écoles maternelles et élémentaires de la capitale. Les élus parisiens ont adopté le texte que leur soumettait l'exécutif, à 94 voix pour et 69 contre. La réforme implique le retour de la semaine de quatre jours et demi, avec des activités périscolaires les mardis et vendredis de 15 heures à 16h30. La demi-journée supplémentaire aura lieu le mercredi matin.

Les syndicats dénoncent un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires. Ils redoutent également des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités.

Des manifestants défilent contre la réforme des rythmes scolaires, le 25 mai 2013 à Paris.
Des manifestants défilent contre la réforme des rythmes scolaires, le 25 mai 2013 à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)