Mixité scolaire : un projet de la mairie de Paris divise

La décision de la mairie de Paris de rassembler les secteurs de deux collèges, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, n'est pas comprise par certains parents.

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C'est l'un des territoires les plus contrastés de France, des HLM et des façades bourgeoises qui se tutoient à tous les coins de rue. Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, chaque matin, des habitants d'origine modeste et des cadres supérieurs empruntent les mêmes trottoirs. Mais cette mixité sociale, les collèges publics n'en sont plus le reflet. À moins de 700 mètres d'écart, ces deux établissements en sont un parfait exemple. À Antoine Coysevox, 11% seulement d'élèves de milieux modestes. Hector Berlioz, 47%, quatre fois plus.

Un mariage forcé pour les parents d'élèves

Pourquoi un tel contraste ? L'explication, c'est que de nombreuses familles refusent d'inscrire leurs enfants dans ce collège en zone d'éducation prioritaire, un établissement réputé difficile. Le danger, selon ces parents, c'est que Berlioz se transforme en ghetto scolaire. Avec la fuite des familles aisées, les résultats au brevet plafonnent déjà 20% sous la moyenne parisienne. L'année dernière, les écarts avec Antoine Coysevox se sont creusés. Comment remettre ces deux collèges à égalité ? Pour y parvenir, la mairie de Paris a décidé de fusionner les secteurs des deux collèges dès la rentrée prochaine. Un brassage synonyme de mixité scolaire pour les élus, mais c'est un mariage forcé pour les parents d'élèves de l'autre

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Un lycée à Paris, le 15 juin 2016. (Photo d\'illustration)
Un lycée à Paris, le 15 juin 2016. (Photo d'illustration) (MAXPPP)