Rumeurs sur la "théorie du "genre" : la FCPE porte plainte après un mail menaçant

La fédération de parents d'élèves a reçu, mardi après-midi, un courriel lui enjoignant de "ne pas jouer à s'opposer" aux parents qui boycottent l'école en raison du supposé enseingement de la "théorie du genre".

Des écoliers écoutent la directrice de l'école élémentaire Plan de la Cour, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), le 27 août 2012.
Des écoliers écoutent la directrice de l'école élémentaire Plan de la Cour, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), le 27 août 2012. (GERARD JULIEN / AFP)

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"Ceux des vôtres qui la ramèneront sur ce sujet en conseil d'école seront automatiquement ciblés." Les sections départementales franciliennes de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) ont reçu, mardi 28 janvier, un mail menaçant leur demandant de "stopper [leurs] activités pro théorie du genre", révèle Le Parisien (abonnés). La fédération de parents d'élèves a réagi en envoyant, jeudi matin, une plainte pour "menaces" au procureur de Melun (Seine-et-Marne).

Le courriel anonyme qui leur a été adressé évoque "des réseaux insoupçonnés en terme d'influence" au sein du mouvement de contestation mené par Farida Belghoul, réseaux qui pourraient prendre "des mesures nouvelles répressives" contre la FCPE. "On n'en restera pas là, vous pouvez nous faire confiance. (...) On vous le redira pas cinquante fois", prévient l'auteur du mail, qui affirme avoir relevé le nom des "activistes" de la FCPE "école par école".

Menace de "mesures répressives"

La semaine précédente, les membres de la FCPE se sont attelés à démentir les rumeurs colportées au sujet de la "théorie du genre" et de l'ABCD de l'école, indique Le Parisien. La fédération a notamment dénoncé "les ragots""la manipulation" et "les mensonges" des meneurs du mouvement de la "journée de retrait de l'école", qui appelle au boycott de l'école une fois par mois.

Mercredi, face aux rumeurs à propos d'un prétendu enseignement de la "théorie du genre" qui a conduit certains parents à ne pas mener leurs enfants à l'école, Vincent Peillon a tapé du poing sur la table, demandant aux chefs d'établissements de convoquer les parents concernés pour les rassurer et leur rappeler que l'école est obligatoire.