Les facultés face au casse-tête du manque de place

Le rectorat de Paris a envisagé de mettre en place un tirage au sort pour sélectionner les futurs étudiants. France 2 fait le point sur ces problèmes de place.

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Les aspirants médecins peuvent souffler, l'idée du tirage au sort a été abandonnée, mais le problème de place n'est pas pour autant réglé. Cette disposition envisagée puis abandonnée par le rectorat de Paris a été critiquée, mais elle n'est pourtant pas illégale. Les syndicats lycéens dénoncent ce recours au hasard. "Un lycéen va voir son avenir joué à pile ou face (...). Il pourrait ne pas avoir la filière qu'il désirait alors qu'il a son bac", déplore Giuseppe Aviges, vice-président de l'Union nationale des lycéens. 

Un système opaque

Il y a pourtant trop de demandes par rapport au nombre de sièges proposés dans les amphithéâtres à la rentrée 2016. En médecine, droit et sport, les universités ne savent plus comment faire face. La plateforme admission post-bac tient compte des voeux, du lieu de résidence, puis tire au sort en dernier recours et certains sont donc réorientés. "On est complètement dépourvus. On a de bons résultats scolaires, on n’est pas pris", assène Mounia Chaib. Cette élève brillante a failli ne pas intégrer les études de droit dont elle rêvait à la Sorbonne avant d'être retenue sans trop comprendre comment. Les lycéens critiquent souvent l'opacité de ce système de décision.
 

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Un cours de mathématiques à l'Université de Rennes (Ile-et-Vilaine) le 9 septembre 2013.
Un cours de mathématiques à l'Université de Rennes (Ile-et-Vilaine) le 9 septembre 2013. (MAXPPP)