Admission post-bac : 6 000 étudiants attendent toujours une place à l'université

A quelques semaines de la rentrée universitaire, ces bacheliers et étudiants en réorientation sont encore sans affectation pour l'année à venir.

Des étudiants assistent à un cours dans un amphithéâtre de l\'Université Paris-Sud, à Orsay (France), le 24 mars 2017. 
Des étudiants assistent à un cours dans un amphithéâtre de l'Université Paris-Sud, à Orsay (France), le 24 mars 2017.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Ils ne savent toujours pas où ils seront dans quelques semaines. Quelque 6 000 jeunes, qui s'étaient inscrits sur la plateforme d'admission post-bac (APB), sont encore sans affectation à l'université, a indiqué, mardi 22 août, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. 

Système "à bout de souffle"

Leur nombre s'élevait à 65 000 à la fin du mois de juillet. "Aujourd'hui, il reste 6 000" jeunes en attente d'une place, a indiqué la ministre, sur RTL. Plongés dans l'incertitude en plein coeur de l'été, ces bacheliers et étudiants en réorientation, font les frais d'un système "à bout de souffle", saturé par la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de jeunes de poursuivre leurs études après le baccalauréat. 

Une situation problématique, que la ministre de l'Enseignement supérieur ne nie pas. Pour calmer la gronde qui enfle, la ministre promet de poursuivre un "travail dans la dentelle" afin de trouver une solution pour chacun. "Il reste de très nombreuses places dans les filières non sélectives de l'enseignement supérieur, on va travailler à leur trouver une place qui soit le plus en adéquation possible avec leur souhait", a-t-elle assuré, mardi. 

Depuis fin juillet, les étudiants qui n'avaient pas trouvé d'affectation lors des premières phases de la procédure APB, utilisent la procédure complémentaire sur laquelle des places vacantes seront proposées jusqu'au 25 septembre. 

"L'arbre qui cache la forêt"

Selon Frédérique Vidal, la procédure APB, qui concentre l'essentiel des critiques, n'est pourtant que "l'arbre qui cache la forêt". "Le véritable échec pour moi c'est le fait que 60% des étudiants qui rentrent dans le système de la licence générale échouent".  Seulement 40% d'étudiants effectuent leur licence en trois ou quatre années. Pour améliorer la situation, une concertation sur l'entrée à l'université a été ouverte en juillet.