A la veille de la journée des droits des femmes, les Chiennes de garde ont décerné leur prix du macho de l'année, jeudi 7 mars. L'association féministe a "récompensé" l'avocat bordelais Pierre Blazy pour des propos sexistes tenus en décembre. Il avait suggéré sur France 3 Aquitaine que les femmes n'avaient pas les "épaules" pour plaider au pénal, à l’occasion de l'élection d’Anne Cadiot-Feidt comme présidente du barreau de Bordeaux (Gironde), à la fin du mois de novembre.

Pierre Blazy est le cinquième macho à recevoir ainsi les "honneurs" des féministes, après le cardinal archevêque de Paris, André Vingt-Trois, en 2009, Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, en 2010, Jean-Claude Elfassi, paparazzo, en 2011, et Maxime Vallette, créateur de sites internet, en 2012.

Patrick Besson et Lionnel Luca, dauphins

Cette année, l'association a désigné deux dauphins : Patrick Besson, écrivain et journaliste, en raison de propos sur les femmes au gouvernement. Il avait notamment parlé de Najat Vallaud-Belkacem comme d'une "ingénue libertaire", de Fleur Pellerin comme d'une "geisha intellectuelle", ou de Christiane Taubira comme un "tanagra guyanais", dans Le Point en mai.

Deuxième dauphin : Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. Il est épinglé à propos de ses déclarations dans Nice Matin en avril sur Fadela Amara : "J'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche", et Valérie Trierweiler, qu'il avait baptisée "Valérie rottweiller", avant d'ajouter : "Et c’est pas sympa pour le chien, ça."