Le prix du "macho de l'année" est décerné à...

L'avocat bordelais Pierre Blazy pour des propos sexistes, tenus en décembre. Il suggérait que les femmes n'avaient pas les "épaules" pour plaider au pénal.

Des membres du mouvement féministe français Chiennes de garde manifestent, le 6 mars 2009 à Paris.
Des membres du mouvement féministe français Chiennes de garde manifestent, le 6 mars 2009 à Paris. (CYRIL FOLLIOT / AFP)
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A la veille de la journée des droits des femmes, les Chiennes de garde ont décerné leur prix du macho de l'année, jeudi 7 mars. L'association féministe a "récompensé" l'avocat bordelais Pierre Blazy pour des propos sexistes tenus en décembre. Il avait suggéré sur France 3 Aquitaine que les femmes n'avaient pas les "épaules" pour plaider au pénal, à l’occasion de l'élection d’Anne Cadiot-Feidt comme présidente du barreau de Bordeaux (Gironde), à la fin du mois de novembre.

Pierre Blazy est le cinquième macho à recevoir ainsi les "honneurs" des féministes, après le cardinal archevêque de Paris, André Vingt-Trois, en 2009, Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, en 2010, Jean-Claude Elfassi, paparazzo, en 2011, et Maxime Vallette, créateur de sites internet, en 2012.

Patrick Besson et Lionnel Luca, dauphins

Cette année, l'association a désigné deux dauphins : Patrick Besson, écrivain et journaliste, en raison de propos sur les femmes au gouvernement. Il avait notamment parlé de Najat Vallaud-Belkacem comme d'une "ingénue libertaire", de Fleur Pellerin comme d'une "geisha intellectuelle", ou de Christiane Taubira comme un "tanagra guyanais", dans Le Point en mai.

Deuxième dauphin : Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. Il est épinglé à propos de ses déclarations dans Nice Matin en avril sur Fadela Amara : "J'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche", et Valérie Trierweiler, qu'il avait baptisée "Valérie rottweiller", avant d'ajouter : "Et c’est pas sympa pour le chien, ça."