VIDEO. Éoliennes : quand l'armée met son veto

L'armée dispose d'un droit de veto concernant l'installation des éoliennes. Un droit de veto dont elle use de plus en plus souvent. Une équipe France 2 fait le point.

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FRANCE 2

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Le rythme de mise en place de nouvelles éoliennes a largement ralenti ces dernières années. En cause, les associations de défense des paysages, mais aussi l'armée qui dispose d'un droit de veto et qui en use régulièrement. Ce fut le cas récemment à Neuvy-en-Beauce qui s'apprêtait à accueillir cinq nouvelles éoliennes, mais l'armée a interdit la réalisation du projet. La raison invoquée par l'armée de l'air : les éoliennes se trouvent dans une zone de vol à basse altitude. Pour essayer de comprendre l'armée, le journaliste Ambroise Bouleis est monté à bord d'un hélicoptère avec un pilote professionnel.

Des risques de collision supplémentaires

Le vol s'est effectué à basse altitude comme pourrait le faire un appareil de l'armée, mais aussi du Samu ou de la sécurité civile. "On voit bien que la totalité du matériel est blanc, donc dès qu'on est sur des météos avec du brouillard, des plafonds bas, c'est la couleur naturelle des phénomènes météo", a constaté le pilote, Romain Prud'homme. Une mauvaise visibilité des pales qui peut être accentuée par la fatigue et le stress. Ces risques de collision entrainés par les éoliennes, l'armée n'en veut pas. De plus, les éoliennes seraient également coupables de perturber les radars militaires. Les projets d'éoliennes étant de plus en plus conséquents, l'armée étudie désormais les dossiers au cas par cas. Et elle devient de plus en plus sévère.
Pour les communes, le manque à gagner peut être conséquent. 30 000 euros par an pour Neuvy-en-Beauce. Jacques Couturier, le maire de la ville ne comprend pas la décision de l'armée : "On est déjà entouré d'éoliennes. Ce n'est pas en rajoutant cinq éoliennes que ça va changer pour eux le vol des hélicoptères dans la région".  
 
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