Dans le Var, la production de la rose de mai a été relancée

Cette rose rare à la senteur unique est très utilisée en parfumerie. La ville de Grasse (Alpes-Maritimes) s'était détournée de cette production. La commune de Callian (Var) a décidé de la remettre au goût du jour.

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Chaque matin de mai, elle s'ouvre au soleil par millier, un frou-frou rose et une belle de mai qu'il faut cueillir dans les meilleurs délais. La rose de mai est rare. Sa senteur unique en a fait une fleur très convoitée chez les parfumeurs. Depuis peu, sa production a été relancée à Callian dans le Var. Une dizaine de cueilleuses avancent dans les rangées de roses, chaque fleur est détachée méticuleusement, il a fallu réapprendre ces gestes d'un autre temps. "Je prends la rose à pleine main et je casse la tige juste sous la fleur et j'entends un petit clac qui me dit que je l'ai bien cueillie", explique une ceuilleuse.

Un contrat pour une marque de luxe

La rose de mai n'était plus en odeur de sainteté à Grasse, trop chère. Depuis cinq ans, les grands parfumeurs français ont décidé de renouer avec cette fleur d'exception. Armelle Janody, horticultrice s'est lancée dans la production. Toutes ses roses sont rachetées par Dior pendant cinq ans. "On a commencé avec 700 pieds, c'est vraiment un tout petit carré et depuis, on plante à raison de 3 000 pieds par an", explique-t-elle. Il faut cueillir 300 000 fleurs pour produire un kilo d'absolu, l'essence de fleur de mai. La récolte au clos de Callian va durer jusqu'au début du mois de juin. Plusieurs tonnes de fleurs dont on ne gardera que les senteurs.

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