Le SMS à Brice Hortefeux est "ancien" et ne contenait "pas des menaces", assure Rachida Dati

L'ancienne garde des Sceaux s'est exprimée pour la première fois sur le SMS incendiaire révélé par Mediapart, dimanche, sur BFMTV.

L\'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, et l\'ancien ministre de l\'Intérieur, Brice Hortefeux, le 5 juillet 2014 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher).
L'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, et l'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, le 5 juillet 2014 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Rachida Dati sort de son silence. Invitée sur BFMTV dimanche 6 novembre, l'ancienne garde des Sceaux est revenu sur le SMS incendiaire envoyé à Brice Hortefeux. Dans ce message révélé par Mediapart, la maire (LR) du 7e arrondissement de Paris taxait Brice Hortefeux de "facho", "ministre (naze) de l'Intérieur" et d'"espèce de voyou".

"Ce n'étaient pas des menaces, c'est une retranscription", a assuré Rachida Dati. "C'est ancien, ça correspond à une période de tension, une très mauvaise période que je vivais à l'époque, entre Brice Hortefeux et d'autres, et moi", a expliqué l'eurodéputée, soutien de Nicolas Sarkozy dans la course à la primaire à droite.

Elle dénonce une "atteinte à la vie privée"

Mettant Nicolas Sarkozy en copie de son envoi, l'ancienne ministre de la Justice mentionne aussi de "l'argent liquide" que l'ex-ministre de l'Intérieur aurait "perçu pour organiser des rendez-vous auprès de Sarko lorsqu'il était président", ainsi que "des relations tout aussi liquides" avec l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, mis en examen dans l'affaire Karachi.

"On a eu de très mauvaises relations entre Brice Hortefeux et moi, entre 2009 et 2014. Depuis, ça s'est totalement rétabli et on s'est expliqués", a-t-elle assuré dimanche, dénonçant une "atteinte à la vie privée" avec la révélation de ce SMS "qui concerne une procédure". Ce SMS a été intercepté par les enquêteurs qui avaient placé Brice Hortefeux sur écoutes dans l'enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.