La dernière mission s'était soldée par un échec. Cette fois, c'est un succès. Une fusée russe Proton-M, l'une des pièces maîtresses du programme spatial russe, a été lancée dimanche 29 septembre du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

L'engin a décollé à 3h38 heure locale, 22h38 heure de Paris, emportant un satellite de télécommunications construit par la société française Astrium pour l'opérateur luxembourgeois SES. Quelques minutes plus tard, l'étage supérieur de la fusée s'est séparé comme prévu. Et neuf heures plus tard, le satellite a été placé sur orbite, selon le fabriquant de la fusée.

Pas d'explosion après le décollage

Ce lancement était le premier d'une fusée Proton-M depuis l'explosion d'un engin de ce type, le 2 juillet. La fusée avait changé de trajectoire juste après son décollage et explosé, libérant dans l'atmosphère près de 600 tonnes de combustible hautement toxique. La Russie avait alors suspendu les lancements de fusée Proton sine die.

Une erreur dans l'installation de trois gyromètres, placés à l'envers, avait ensuite été identifiée comme la cause de l'explosion. Trois responsables du centre de construction spatiale russe Khrounitchev, qui fabrique ces engins, ont été limogés.

La Russie a réussi à lancer une fusée Proton-M, le 29 septembre 2013.
La Russie a réussi à lancer une fusée Proton-M, le 29 septembre 2013. (SERGEY SERGEEV / RIA NOVOSTI / AFP)