La réédition de "Mein Kampf" devient le deuxième essai le plus vendu en Allemagne

La réédition de l'ouvrage a été rendue possible car les droits, détenus par la Bavière depuis 1945, sont tombés dans le domaine public le 1er janvier.

Texte fondateur du nazisme, "Mein Kampf" ("Mon Combat" en français), qui évoque le projet d'extermination des Juifs, est le seul ouvrage rédigé par le Führer.
Texte fondateur du nazisme, "Mein Kampf" ("Mon Combat" en français), qui évoque le projet d'extermination des Juifs, est le seul ouvrage rédigé par le Führer. (CHRISTOF STACHE / AFP)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Mein Kampf suscite une curiosité importante en Allemagne. L'édition commentée de l'ouvrage pamphlétaire d'Adolf Hitler, disponible pour la première fois depuis 1945, s'est placée en deuxième position des essais les plus vendus lors de la huitième semaine de l'année, selon le classement de l'hebdomaire Der Spiegel paru samedi 20 février.

L'Institut d'histoire contemporaine (IfZ) de Munich, à l'origine de cette édition critique, avait déjà indiqué à la mi-janvier qu'un nouveau tirage de l'ouvrage, vendu 59 euros, était en cours. "D'après ce que nous rapportent les libraires, il y a beaucoup d'historiens ou de scientifiques" qui souhaitent acquérir ce pamphlet à des fins pédagogiques, avait alors indiqué une porte-parole. "Mais il touche aussi un public plus large de clients qui s'intéressent à la politique et à l'histoire en général" et veulent savoir ce que le dictateur nazi, à l'origine de l'extermination de six millions de Juifs, a vraiment écrit.

2 000 pages de texte commenté

Texte fondateur du nazisme, Mein Kampf ("Mon Combat" en français), qui évoque le projet d'extermination des Juifs, est le seul ouvrage rédigé par le Führer. Il a été écrit en 1924 et 1925 alors qu'Adolf Hitler croupissait en prison après un putsch raté.

Sa réédition a été rendue possible car les droits sur l'ouvrage, détenus par la Bavière depuis 1945, sont tombés dans le domaine public le 1er janvier. Même dans une édition commentée par des historiens de près de 2 000 pages, ce tirage a suscité des réserves en Allemagne et ailleurs, notamment au sein de la communauté juive.